10 mai: journée commémorative de l’abolition de l’esclavage, 5 femmes qui ont combattu la domination blanche

Share on facebook
Share on google
Share on twitter
Share on linkedin

Depuis 2006, à la date du 10 mai, a lieu la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage. Une date qui correspond au moment où la législation Française reconnaissait, grâce à Christiane Taubira, la traite negrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité, c’était le 21 mai 2001.

Reine Nzinga
(1583–17 décembre 1663)

Figure emblématique de la résistance Africaine, Nzinga Mbandi Ngola, fille du roi Ngola Mbandi Kilonji, était une femme qui a tout fait pour protéger son peuple de l’invasion Portugaise. La région du Ndongo (située dans l’actuelle Angola) est la première région d’Afrique a avoir été empiété par les envahisseurs Européens, en 1560.

Nzinga reçoit une éducation militaire, elle connaissait les arts de la guerre et avait à sa disposition une armée de femmes et d’hommes vaillant-e-s prêt-e-s à combattre à n’importe quel moment. Elle faisait peur par sa force mais aussi par son intelligence. Son frère Ngola Mbandi monta sur le trône à la mort de leur père. De peur qu’elle ne le lui fasse de l’ombre, il la fit stériliser et exécuta, par la même occasion, son neveu (fils de Nzinga). Il utilisa sa sœur comme représentante du royaume et l’envoya en mission au Portugal pour négocier un traité de paix. Traité de paix dont elle obtiendra les signatures, mais il ne faudra que très peu de temps pour que les Portugais rompent le contrat et se décident à reprendre les armes.

Le peuple Ndongo, loin d’être glorieux en victoires, voit son roi mourir d’une façon encore inconnue à ce jour. Nzinga se vengera de son défunt frère en faisant tué son fils et c’est ainsi qu’elle sera couronné quelques temps après, à l’âge de 40 ans.

Sous le règne de Nzinga, le royaume Ndondo récupère son honneur et ressort vainqueur de toutes les batailles.

Dès l’année 1640, Nzinga s’allia aux Hollandais pour exterminer tous les Portugais se situant sur son territoire. Malgré sa persévérance et sa hargne, Nzinga est vaincue et obligée de signer un nouveau traité de paix avec les Portugais.

Elle mourra à l’âge de 82 ans et à sa disparition, la région Ndondo se retrouvera sous totale occupation Portugaise.

Sanite belair (1781-1802)

Sanite Belair, de son vrai nom Suzanne, née à Verrettes en 1781, est une esclave affranchie. Elle joue un rôle important dans la révolution haïtienne puisque elle fait partie des femmes combattantes révolutionnaires de l’histoire d’Haiti. Elle est d’abord nommée sergente pour, ensuite, endosser le rôle de lieutenante de l’armée de Toussaint Louverture qui se battait contre les troupes Françaises.

C’est à l’âge de 16 ans qu’elle fit la rencontre de Charles Belair et l’épousa. Charles, neveu de Toussaint Louverture, était un brave homme, prêt à mourir au combat pour son peuple. Ils formeront, à deux, un duo héroïquement remarquable.

le 5 octobre 1902, un jour où le couple n’était pas préparé, les Français se sont emparés de Sanite Belair et l’ont privé de sa liberté. Son époux désemparé, prit la décision de se livrer aux Français et ceux-ci décrétèrent que Sanite aura pour châtiment d’être décapitée et Charles Belair sera fusillé. Sanite refusa que l’on lui bande les yeux et ne se positionna pas comme le processus de la pratique mortuaire le demandait. Elle a fait preuve de dignité jusqu’à son dernier souffle, elle ne s’est jamais soumise aux blancs.

Carlota lucumi

Née au 19 ième siècle, Carlotta Lucumi était une femme Yoruba, esclave déportée à Cuba. Elle participa activement au soulèvement des esclaves lors de la révolte de 1843. Elle parviendra à libérer des esclaves de 5 plantations différentes, notamment dans la province de Matanza à Cuba.

En 1844, Carlotta est arrêtée et exécutée. Elle restera néanmoins une protagoniste dont les Cubain-e-s se souviendront longtemps.

Marie-joseph angélique (1705-1734)

Marie-Joseph Angélique est une esclave noire née en 1705 au Portugal. Elle sera déportée à Montréal en 1729 et travaillera pour Thérèse de Couagne.

En 1734, elle est accusée d’avoir incendié le quartier marchand comprenant 45 maisons dont celle de sa maîtresse. On la suspecte d’avoir mis le feu pour fuir l’esclavage, chose qu’elle démentira fortement.

Lors des interrogatoires et des confrontations, Marie-Joseph laissera entendre qu’elle n’a pas commis un tel crime, elle ira même jusqu’à insinuer que c’est sa maîtresse qui a mis le feu elle-même. Sous la torture, elle déclarera « Je veux mourir. C’est moi et point d’autre personne. » après quoi, elle sera pendue.

De part le fait que Marie-Joseph Angélique ne se soit pas laissée impressionner par les accusations qu’on lui portait, elle est deviendra symbole de la résistance des Noir-e-s pour la liberté au Canada.

Solitude (1772-1802)

Née en 1772, Solitude est une femme Guadeloupéenne métisse dont la naissance est le fruit du viol de sa mère Africaine par un marin, qui a eut lieu sur un bateau qui les conduisait aux Antilles. Solitude travaillera sur plusieurs plantations jusqu’en juin 1794, date de la première abolition de l’esclavage.

Après avoir été affranchie, elle rejoindra un groupe de Marrons retranchés dans les mornes.

En 1801 Napoléon Bonaparte rétabli l’esclavage, et c’est ainsi que Solitude, qui est alors enceinte, décida de s’opposer à la domination blanche en prenant les armes. Les esclaves préféraient mourir plutôt que de retourner chez leurs tortionnaires. Solitude sera arrêtée le 23 mai 1802 et sera condamnée à mort une fois son enfant délivré.

29 novembre 1802 Solitude est exécuté après avoir donnée la vie à l’enfant qui était loti dans son ventre à chacune de ses batailles.

Ntumba Matunga

Ntumba Matunga

Leave a Replay

Ecrivez-nous