Ce que les affirmations de Monique Coleman devraient nous faire entendre

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Le 26 janvier, Insider publiait les révélations de l’actrice Monique Coleman à propos des coulisses de la fameuse série de films High school musical.

Coleman révélait alors que, à l’époque où elle interprétait le rôle de Taylor Mckessie, les professionnel-le-s de la coiffure se trouvant sur le tournage n’avaient aucune idée de comment manipuler ses cheveux. Cette complication l’incita à suggérer à l’équipe de coiffer sa chevelure d’un bandeau pour leur faciliter la tâche. Avec la bénédiction de Disney ainsi que celle de toute l’équipe, Monique Coleman pris la décision de coiffer son personnage de bandeaux toujours assortis à ses tenues.

Cela représente beaucoup pour moi, particulièrement parce que Taylor est un personnage dynamique et est l'étudiante la plus intelligente de l'école et ceci, à une époque où les personnages féminins noires sont celles qui ont un mauvais comportement et sont mal éduquées.

Monique Coleman

Cette citation de Coleman rappelle que, très souvent, le cinéma dépeint les femmes noires comme des écervelées, hystériques et idiotes ne sachant se tenir en public. Dans le cinéma Français, cette problématique avait été dénoncée en 2018 par Aïssa Maïga et bon nombre d’actrices Africaines et Afro-descendantes dans l’ouvrage Noire n’est pas mon métier.

Une majorité de films Français attribue aux femmes Afro des rôles stéréotypés de mères ou de filles désœuvrées issues de quartiers populaires. Dans le pire des cas, les femmes noires sont complètement évincées de l’oeuvre comme dans la nouvelle série Netflix Lupin où la mère du personnage principal Assane Diop est décédé. Exceptée, une technicienne d’entretien que l’on aperçoit au début du premier épisode, aucune femme noire ne se fait voir dans la série.

Ces narratives cinématographiques et l’incompétence des coiffeur-euse-s sur les tournage fortifient la misogynoire systémique que la société peine à éradiquer. Même s’ils ne sont pas moins enclins à se voir dépeint de manière dégradante dans les films, l’androcratie donne aux hommes Africains et Afro-descendants la possibilité d’aspirer à un premier rôle non-caricatural et ce uniquement grâce à leur privilège masculin qui les rend plus intéressant que les femmes avec qui ils partagent le même patrimoine culturel.

On pourrait prétendre que le problème réside dans le fait que les hommes réalisateurs ont le monopole des directions cinématographiques, mais le film bande de filles rappelle que les femmes réalisatrices non-noires ont aussi une obsession perverse pour la marginalisation des femmes Afro. Alors il ne nous reste plus qu’à rendre visible le travail des réalisatrice Africaines et Afrodescendantes pour banaliser la représentation positive des femmes noires.

Ntumba Matunga

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Tétons Marrons s’engage à être la première plateforme vers laquelle les femmes noires se tournent pour trouver une source d’informations qui est  à l’image de leur existence.

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