Ahmed Sylla dans la sauce pour ses comédies scandaleuses

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Depuis quelques jours, bon nombre d’internautes partagent, sur les réseaux sociaux, leur indignation concernant les propos tenus par Maeva Ghennam, personnage de télé-réalité, après les louanges à la vaginoplastie que la jeune femme avait exprimées. La star des écrans de télévision française, suivie par plus de 3 millions de followers sur les réseaux sociaux, s’est lancée dans un discours dévalorisant l’anatomie des femmes cisgenre tout en érigeant sur un piédestal la vulve supposée « sans défaut des filles de 12 ans », pour encourager les femmes à se diriger vers cette nouvelle option que l’on pourrait penser révolutionnaire. 

La dangerosité de son discours qui ressemble de trop près à l’apologie de la pédophilie, provoqua également la réaction de plusieurs personnalités publiques, dont celle du comédien Ahmed Sylla. 

L’humoriste, connu pour son sketch controversé où, en 2013, il se glissait dans la peau d’un esclave sur le plateau de TPMP, a fait renaitre, par son tweet, une polémique ensevelie dans les tréfonds de la mémoire collective. Les uns après les autres, les internautes ont multiplié les tentatives (parfois loin d’être tendre) de conscientisation auprès du comédien, dans le but qu’il reconnaisse son erreur passée (celle de 2013), mais il semblerait qu’aucune de ces démarches n’ait donné de résultats probants. 

Sylla détourne la question en enchaînant les réponses provocantes. Outre cela, sa démarche n’est soutenue que par des personnes exclusivement blanches qui assènent les noir-e-s révolté-e-s dans les commentaires de qualificatifs ressortant du champ lexical psychophobe (tarés, débiles, illettrés, etc). 

Pour couronner le tout, Ahmed Sylla qui est suivi par plus de 250 000 personnes sur son compte twitter, expose le visage d’une jeune femme noire pour le comparer au sien. Il n’y a rien de plus misogynoir que d’affirmer que les femmes noires ressemblent à des hommes, mais ceci est en parfaite adéquation avec la ligne éditoriale de Sylla étant donné que dans ces multiples sketchs, ce dernier n’a jamais hésité à exprimer une négrophobie décomplexée, en alimentant une stigmatisation épouvantable des personnes noires. Mais, il faut admettre que l’homme âgé de 31 ans poussait l’immoralité au plus haut degré lorsqu’il incarnait le rôle d’un esclave, quelques années plus tôt.  

Ces comédies remplies de clichés négrophobes sont encore moins risibles lorsque l’on sait, qu’en Europe, les personnes Africaines et Afrodescendantes sont méprisées à cause de leur accent, peinent à trouver un logement en raison d’une stigmatisation avilissante, subissent discrimination à l’embauche ou, dans le pire des cas, trouvent la mort entre les mains de personnes négrophobes portant l’uniforme. 

Il se pourrait que Sylla soit désormais complètement déconnecté des réalités, néanmoins, des excuses précédées d’une bonne introspection ne seraient pas de refus ! 

Ntumba Matunga