Le Mali exige du Président Macron d’abandonner définitivement sa posture néo-coloniale

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Dimanche 31 juillet, dans une allocution incendiaire, le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement de transition malien, dénonce le paternalisme néo-colonial du Président français.

Le 28 juillet, en Guinée-Bissau, lors de sa tournée africaine, Emmanuel Macron accuse le Mali de s’associer avec le groupe militaire russe Wagner. Cette supposée complicité avec la milice wagner est jugée diffamatoire par le gouvernement de transition malien qui dément et dénonce le paternalisme néo-colonial du Président français.

La France qui a toujours œuvré à la division et à la partition du pays est mal placée pour donner des leçons au Mali. Le gouvernement de transition exige du Président Macron d’abandonner définitivement sa posture néo-coloniale, paternaliste et condescendante pour comprendre que nul ne peut aimer le Mali mieux que les Maliens eux-mêmes.

colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement du Mali

En guerre contre les terroristes depuis 2012, le Mali qui, il y a 10 ans, ne devait se soucier que du Nord du pays, se voit aujourd’hui placé dans son entièreté en zone rouge, pour grand risque d’attentats et d’enlèvements. Désormais, c’est tout le pays qui est envahi par différents groupes terroristes.

3 féminicides en juillet

Le chaos qui règne dans le pays intensifie les violences basées sur le genre. Si avant la guerre, les Maliennes étaient (comme les femmes du monde entier) confrontées aux oppressions systémiques sexistes et sexuelles, aujourd’hui, à cause de la terreur imposée par les islamistes, elles se retrouvent contraintes au mariage forcé, à la déscolarisation forcée, au viol/violences sexuelles, et à la lapidation. 

Au mois de juillet, au Mali, 3 femmes ont été tuées sous les coups de leur partenaire. Ces crimes n’ont malheureusement pas été relevés par le ministère de la Promotion de la femme. 

Implication des femmes dans la défense du pays

Au mois d’avril dernier, en plein mois de Ramadan, L’Association Solidarité Femmes d’Ici et d’Ailleurs (ASFIA) a fait don d’enveloppes symboliques au profit d’une quarantaine de blessés de guerre.

Désirant le départ des soldats français (opération Barkhane) et onusiens (Minusma) jugés inefficaces, le Mali compte dans ses rangs militaires, des femmes armées engagées à combattre les islamistes afin de protéger leur nation.

Dans un communiqué du 22 juillet 2022, après plusieurs attaques explosives des villes de Kati, Kalumba, Sokolo, et Mopti, orchestrées par les groupes terroristes JNIM et Katiba Macina, le consortium des femmes du Mali exprime son soutien aux forces armées du Mali (FAMA) et exhorte le gouvernement de transition à renforcer les FAMA en moyen logistiques, en matériels et techniques adaptées.