À Saint-Fargeau-Ponthierry, une agression raciste brutale soulève l’indignation. Maman Mimi, employée de la mairie depuis deux décennies, a été agressée en raison de sa couleur de peau. Cette attaque, révélée sur les réseaux sociaux par sa fille, met en lumière une montée inquiétante des violences racistes en France.
Le 30 juillet dernier, à Saint-Fargeau-Ponthierry, Maman Mimi, employée à la mairie depuis 20 ans, a été victime d’une attaque raciste par des hommes blancs en raison de sa couleur de peau. Cet acte de violence, révélateur d’une haine croissante, a été relaté par sa fille (compte instagram : @mwanapopi___), sur les réseaux sociaux. La situation a suscité l’indignation et le soutien de nombreuses personnes, dont Arnaud Saint-Martin, député LFI de la première circonscription de Seine-et-Marne.
Suite à la diffusion de la vidéo virale réalisée par sa fille, Maman Mimi a été placée en garde à vue pendant plus de 24 heures. Cette arrestation inattendue a été précipitée par une plainte de ses agresseurs, proches de la police, qui l’accusent de diffamation. Maman Mimi a été relâchée, mais la menace persiste. Les attaques racistes, alimentées par des discours politiques et médiatiques, se multiplient depuis les dernières élections en France, créant un climat de terreur pour les personnes non-blanches. La menace fasciste semble de plus en plus présente, laissant les personnes noires et racisées dan la crainte pour leur sécurité face à une violence souvent perpétrée dans l’impunité.
Le 30 septembre dernier, la fille de Maman Mimi annonce sur le réseau TikTok que leur avocat n’avait toujours pas accès au dossier, car l’affaire est placée sous enquête préliminaire. Cela signifie que la justice doit déterminer si l’affaire mérite d’aller en jugement ou être classée sans suite. Malgré les blessures physiques, les certificats médicaux et les témoignages, la justice demande davantage de preuves. Pendant ce temps, les agresseurs, connus pour leurs liens avec la police, restent en liberté.




