Féminicide en Côte d’Ivoire : Une jeune femme de 19 ans démembrée, le meurtrier toujours en fuite

Le 7 septembre, en Côte d’Ivoire, le meurtre brutal de la tiktokeuse Océan Konan (Emmanuella Yohou), surnommée « Manou », âgée de 19 ans, a secoué le pays et révélé un scandale aux combines politiques inquiétantes. L’agresseur présumé actuellement en fuite, semblerait être un jeune homme protégé par son père haut placé. Son père ne serait autre que Kouassi Koffi Félix, président du Conseil d’administration du Bureau d’expertise des transports terrestres de la CEDEAO.

Piégée par son petit ami

Tout a commencé par une simple invitation. Océan Konan et ses amies avaient été invitées à passer l’après-midi chez l’agresseur, une personne en qui elles avaient confiance puisqu’il était le petit ami de la victime depuis 4 mois. Après avoir partagé un repas, les amies d’Océan décidèrent de rentrer, mais cette dernière, confiante, choisit de rester un peu plus longtemps.

Les heures passèrent, et l’inquiétude gagna ses amies. Elles lui envoyèrent des dizaines de messages pour connaître l’heure de son retour. Océan rassura ses proches en affirmant qu’elle rentrerait le soir. Pourtant, lorsque la nuit tomba, elle leur envoya un étrange message disant qu’elle était déjà rentrée chez elle. Un détail troublant, car ses amies se trouvaient alors chez Océan et elle n’y était pas.

L’inquiétude croissante

Face à l’absence de réponse d’Océan et de l’agresseur à leurs appels téléphoniques, ses amies, de plus en plus alarmées, décidèrent de se rendre à la résidence du suspect. À leur arrivée, elles furent stoppées par le gardien, qui leur refusa l’accès, prétextant qu’elles ne pouvaient entrer sans mandat.

Désemparées, elles se rendirent au poste de police pour demander de l’aide. Cependant, à leur grande surprise, les forces de l’ordre minimisent la gravité de la situation, refusant d’intervenir immédiatement. Ce n’est que trois jours plus tard, accompagnées du père d’Océan, que les jeunes femmes furent enfin entendues. Les policiers se décident à les accompagner à la résidence de l’agresseur.

Une découverte macabre

Arrivés sur place, ils furent de nouveau bloqués à l’entrée. Ce n’est qu’après avoir senti une odeur nauséabonde émanant de l’intérieur de la résidence que les soupçons se confirmèrent. Lorsque les portes furent enfin ouvertes, une scène d’horreur se dévoila : le corps d’Océan Konan avait été découpé et dispersé dans plusieurs sacs poubelles. Pire encore, son corps avait été vidé de ses organes, laissant supposer un acte d’une cruauté inimaginable.

Un tueur protégé ?

Le meurtrier présumé, déjà impliqué dans deux affaires similaires, avait échappé à toute poursuite judiciaire jusqu’à présent, grâce à l’influence de son père, Kouassi Koffi Félix. Les affaires avaient été étouffées, et son casier judiciaire effacé.

Face à cette nouvelle tragédie, Kouassi Koffi Félix s’est dédouané de toute responsabilité, qualifiant son fils de « petit psychopathe ». Cependant, beaucoup voient dans ce drame une illustration flagrante de l’impunité dont jouissent certains individus en raison de leur position sociale ou des relations politiques de leurs proches.

Un appel à la justice

Le meurtrier est toujours en fuite, laissant la famille d’Océan, ses amis, et toute la Côte d’Ivoire en état de choc. Ce crime soulève des questions pressantes sur la justice en Côte d’Ivoire et la manière dont certaines familles influentes peuvent contourner les lois pour protéger leurs membres.

Le silence des autorités face à cette affaire, et surtout la lenteur des forces de l’ordre à réagir initialement, suscite une vague d’indignation. Des voix s’élèvent pour demander que justice soit rendue, non seulement pour Océan, mais aussi pour les autres victimes de cet individu, dont les cas avaient été soigneusement dissimulés.

Ce drame, d’une cruauté insoutenable, met en lumière les failles d’un système judiciaire qui, sous l’influence des puissants, peut échouer à protéger les citoyennes les plus vulnérables. La population attend désormais des réponses et surtout des actes concrets pour que ce crime ne reste pas impuni.

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Ntumba Matunga

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