Féminicide : Alexandra retrouvée sans vie, aucune trace de son agresseur

Depuis le 2 octobre dernier, une jeune femme d’origine Congolaise-Camerounaise, Alexandra Martine Diengo Lumbayi, est portée disparue au Québec. Le 8 octobre, son corps ligoté est retrouvé sans vie, au bord d’une rivière.

Alexandra Diengo Lumbayi, étudiante Congolaise-Camerounaise à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), portée disparue depuis le mercredi 2 octobre, a été retrouvée, par un kayakiste, ligotée dans la forêt de l’île Saint-Quentin, dans la matinée du mardi 8 octobre. Inquiète pour son enfant, la mère de la défunte avait interpellé les internautes, le dimanche 6 octobre, à travers son compte tiktok afin de signaler la disparition de sa fille.

Depuis l’appel à l’aide de la mère en détresse, un grand nombre d’internautes issus des diasporas africaines se trouvant dans différentes villes du Canada, se sont mobilisés pour lancer des recherches dans la forêt de l’île Saint-Quentin, où Alexandra a été aperçue pour la dernière fois, déposée en voiture par son colocataire. 

Alors que la police québécoise avait suspendu les recherches “par manque de preuves”, les bénévoles ont persévéré dans leurs recherches et sont tombés sur des indices les rapprochant de la jeune femme disparue, sa chaussure et son bracelet. À la découverte de ces nouvelles pistes, la communauté engagée pour Alexandra a déploré le manque d’implication des forces de police qui, selon leurs dires, faisaient preuve de négligence car Lumbayi était une femme africaine. 

Après confirmation des autorités que le corps retrouvé au bord de la rivière de l’île Saint-Quentin était bien celui de Alexandra Lumbayi, un rassemblement s’est tenu dans un auditoire de l’université du Québec, laissant la parole à l’ambassadeur de la République Démocratique du Congo, Joska Kabongo Ngoy, qui s’est adressé à ses compatriotes en affirmant n’avoir été averti de la disparition d’Alexandra que le dimanche 6 octobre à 18h00.

L’enquête est toujours en cours, mais jusqu’à présent aucun suspect n’a été désigné. La police québécoise ignore encore qui est l’auteur ou l’autrice de ce nouveau féminicide.

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Ntumba Matunga

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