Un nouveau rapport du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure révèle que les abus sur les femmes ont augmenté de 10%. Ce rapport appuie les déclarations des féministes qui affirment que le sentiment d’insécurité se développe surtout à la maison.
Ce mercredi 6 novembre, l’enquête conduite chaque année par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) pour évaluer la progression ou la régression du nombre de victimes de violences conjugales, annonce depuis 3 années consécutives une augmentation inquiétante. Ce rapport se manifeste à l’approche du 25 novembre, Journée internationale de l’élimination des violences à l’égard des femmes.
Le nombre de victimes de violences conjugales continue de grimper en France. Selon les données du SSMSI, 271 000 personnes ont été recensées en 2023, soit une augmentation de 10 % par rapport à 2022, où 244 000 victimes avaient été enregistrées. Les chiffres traduisent une hausse constante : en 2021, on dénombrait déjà 208 000 victimes, contre 159 400 en 2020. Cette tendance préoccupante souligne l’urgence d’intensifier la lutte contre les violences au sein des foyers.
Cette nouvelle étude révèle qu’en 2023, seulement 14 % des victimes de violences conjugales ont porté plainte, un chiffre qui témoigne de la réticence persistante des victimes à dénoncer leurs agresseurs par crainte de représailles. Parmi les agresseurs, 86 % sont des hommes, tandis que les femmes représentent 85 % des victimes. La tranche d’âge la plus touchée se situe entre 20 et 45 ans (74 %). Les violences sont majoritairement physiques (64 %), mais les violences psychologiques (31 %) et les abus sexuels (4 %) sont également alarmants, montrant l’ampleur des souffrances subies dans le cadre conjugal.




