Vénus Williams victime du syndrome méditerranéen : ils voulaient lui retirer son utérus !

Vénus Williams, légende vivante du tennis, a récemment dévoilé une souffrance partagée par de nombreuses femmes. Depuis son adolescence, elle souffre de douleurs menstruelles intenses, qui ont souvent entravé ses performances sportives. Pourtant, les médecins attribuaient ces souffrances à son âge, lui assurant qu’elles disparaîtraient avec le temps. Ce n’est qu’en 2016, à 36 ans, qu’un diagnostic de fibromes utérins a enfin été posé. Pendant près de 24 ans, Vénus a vécu avec une douleur ignorée et minimisée par le corps médical, malgré son accès aux spécialistes les plus réputés.

Pour rappel, le “syndrome méditerranéen”  désigne une oppression raciste profondément ancrée dans le milieu médical, qui conduit à la minimisation systématique des maladies et souffrance des patient·e·s noir·e·s et racisé·e·s. Ce syndrome indique que les personnes non-blanches exagèrent ou simulent leur souffrance. Cette stigmatisation médicale engendre des négligences médicales qui, dans le pire des cas, entraînent le décès des patient·e·s.

Pendant des années, aucun médecin n’a su relier les symptômes de Vénus Williams aux fibromes, malgré l’intensité de ses douleurs. Ce n’est qu’en s’informant par elle-même qu’elle a pu enfin bénéficier d’une prise en charge adaptée. Plusieurs médecins lui avaient initialement proposé une hystérectomie, c’est-à-dire le retrait complet de l’utérus, comme seule solution pour soulager ses souffrances. Mais grâce à sa persévérance et à son réseau, Vénus a pu accéder à une alternative moins radicale. En 2024, elle a bénéficié une myomectomie, une opération chirurgicale qui retire uniquement les fibromes tout en conservant l’utérus, lui offrant ainsi une meilleure qualité de vie.

Aujourd’hui, Vénus Williams s’associe avec le Centre de prise en charge de fibromes NYU Lagone et le Dr Taraneh Shirazian pour sensibiliser aux traitements des fibromes et promouvoir une prise en charge bienveillante des femmes.

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